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Les Baïnounk ou les premiers hommes en Casamance

Selon toute vraisemblance historique, ils seraient la première humanité à peupler la Casamance.

Bouli Dramé, ancien Préfet de Bignona, note que l’espace baïnounk était limité au nord par le fleuve Gambie, au sud par le Rio Cacheu, à l’ouest par l’océan Atlantique et à l’est il s’étendait jusqu’au environs de Vélingara. C’était un espace considérable du point de vue territorial et administré de main de maître par un souverain appelé Mansa. Les Joolas qui donnent presque leur nom à la Basse Casamance se seraient superposés aux Baïnounk, population alors autochtone et qui accueillirent toutes les autres venues de l’Est pour l’essentiel.

Les Baïnounk portent les mêmes patronymes que presque toutes celles qui peuplent aujourd’hui la région (Casamance), notamment les Joola : Diatta, Diémé, Sambou, Sagna, Coly, Manga, Mané, Sadio, etc. tous les peuples de la région baignent dans le même univers culturel et social. Comme pour les Joola, les Balante, les Manjak, les Mankagne, les Baïnounk sont un peuple où il n’existe pas de caste.

La réalité historique encore palpable dans la région naturelle de Casamance à travers les mythes et légendes font qu’on ne peut pas parler de cette dernière sans parler des Baïnounk. Celle-ci à d’ailleurs conduit le Gouverneur Saliou Sambou à dire que si le Baïnounk n’avait pas existé, le Joola n’aurait pas existé, ni le Balante, le Manjak, le Mankagne.

Le Baïnounk se considère d’ailleurs comme un Ujaaxër, c’est-à-dire un hospitalier, un accueillant qui avait plus à donner qu’à recevoir des autres. Ils sont un peuple qui n’a jamais exercé de guerre de conquête, même pour leur survie. Les différentes traditions racontent que chaque fois qu’ils ont été menacés par des peuples bellicistes, les Baïnounk ont préféré migrer plutôt que de se lancer dans d’interminables guerres fratricides.

Le Baïnounk est l’homme de la forêt comme le Joola ou le Balante. Sa connaissance profonde de la forêt prend parfois des allures de complicité avec elle. C’est de forêt qu’il tire le maximum de pour sa vie. Elle est sa raison d’être. Il comprend parfaitement et interprète la forêt. C’est son domaine de prédilection, là où se prenaient les grandes décisions. C’est encore là où le Baïnounk accepte de confier sur les problèmes aigus en rapport avec sa société.

       
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